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Recharge à domicile · Réglementation 4 min de lecture

Faut-il un disjoncteur différentiel spécifique pour une borne de recharge ?

Kylian Dev
Kylian Dev, Fondateur Mis à jour le 10 septembre 2026

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En bref

Oui. Une borne doit être alimentée par un circuit dédié, protégé par un disjoncteur adapté et une protection différentielle. Le point clé : cette protection doit savoir gérer les défauts comportant une composante continue. Deux montages conformes : un différentiel type A associé à un dispositif de détection du courant continu résiduel (souvent intégré à la borne), ou un différentiel type B, plus coûteux. Le choix revient à l'installateur qualifié IRVE ; ce n'est pas un poste à bricoler.

Pourquoi une protection « normale » ne suffit pas

Un différentiel classique surveille les fuites de courant alternatif. Or l' électronique de charge d'un véhicule peut, en cas de défaut, générer une fuite à composante continue qui « aveugle » un différentiel standard : il ne la voit pas et ne déclenche pas. La borne perd alors sa protection sans que rien ne l'indique. C'est pour cela que la norme impose un dispositif capable de détecter aussi le courant continu résiduel.

Les deux montages conformes

Type A + détection DC (RDC-DD)

le plus courant

  • Un différentiel type A au tableau, sur le circuit dédié.
  • Un module de détection du courant continu résiduel, souvent intégré à la borne.
  • Solution économique quand la borne le prévoit — à vérifier sur sa fiche technique.

Différentiel type B

toujours valable, plus cher

  • Un différentiel type B dédié, qui gère seul l'ensemble des défauts.
  • Utile si la borne n'intègre pas la détection DC.
  • Coût du composant nettement supérieur.

Cas particuliers

Borne « connectée » d'entrée de gamme
Vérifiez qu'elle intègre bien la détection du courant continu résiduel, sinon prévoyez un type B.
Installation triphasée
Les trois phases du circuit dédié doivent être protégées ; le raisonnement est le même.
Tableau ancien saturé
Souvent l'occasion d'ajouter un tableau divisionnaire pour loger proprement la protection.

À ne pas faire

Partager la protection de la borne avec l'éclairage ou les prises ; poser un différentiel de type inadapté ; ou ajouter la ligne soi-même depuis une rangée existante. Ces raccourcis rendent la protection inopérante en silence.

La bonne question à poser à l'installateur : « quel type de différentiel pour mon circuit, et la borne intègre-t-elle la détection du courant continu ? » Sa réponse en dit long sur son sérieux.

Sources et pour vérifier

Le cadre est fixé par la norme NF C 15-100 (règles d'installation basse tension) et ses évolutions relatives aux points de recharge. Documentation de vulgarisation utile : Promotelec, Consuel. Le montage exact doit figurer sur l'attestation de conformité remise en fin de chantier.

Questions fréquentes

Non : la borne doit avoir son circuit dédié, avec sa propre protection différentielle, non partagée avec l'éclairage ou les prises. C'est une exigence de la norme NF C 15-100.

Un type B convient toujours mais coûte cher. Le plus souvent, on associe un type A à un dispositif de détection du courant continu résiduel (RDC-DD), fréquemment intégré à la borne : le choix exact revient à l'installateur.

Le calibre du disjoncteur, le type de différentiel, la section du câble et la coordination avec la terre forment un ensemble. Une erreur peut rendre la protection inopérante sans que rien ne se voie.

Pour aller plus loin

Article informatif. Le choix des protections d'un circuit de recharge relève exclusivement d'un installateur qualifié IRVE, au regard de la norme NF C 15-100 et de votre matériel.